jeudi 7 avril 2016

Hume, Enquête sur l'entendement humain, section VII L'idée de connexion nécessaire - Deuxième partie

Hume, Enquête sur l’entendement humain, traduction par André Leroy, présentation par Michelle Beyssade, GF n°1305.

Plan analytique

Section VII L’idée de connexion nécessaire.
Deuxième partie.
Hume fait un bilan négatif de l’enquête sur l’origine de l’idée de la connexion nécessaire. Elle ne vient ni des corps, ni de la relation entre notre volonté et notre corps. Les faits semblent détachés, en simple conjonction et non en connexion. La conséquence paraît être que nous ne possédons pas l’idée de connexion nécessaire (p.141).
Contre cette conséquence, il remarque que si deux faits se suivent, l’apparition du premier ne permet pas de conjecturer le second mais que lorsqu’il y a pluralité de conjonction c’est ce qui se passe. On parle alors de connexion ou de pouvoir (p.141-142).
Dès lors, l’idée de connexion nécessaire provient du sentiment que crée l’habitude lorsqu’une pluralité de cas en conjonction constante se présente. Il en déduit que le sceptique est satisfait de manifester les limites de la connaissance humaine (p.142-143).
Hume en déduit que la relation de cause à effet montre notre ignorance car malgré son importance, nous ne la connaissons pas en elle-même et nous ne pouvons la définir qu’en nous appuyant sur la conjonction constante (p.143-144).
Dans la note qui suit Hume indique que l’idée de pouvoir n’est pas plus clair comme le montrent les discussions relatives à la force d’un corps dont on se demande s’il est comme sa vitesse ou le carré de sa vitesse. Les notions de force, d’énergie, etc. sont aussi obscures que celle de cause qu’elles enferment. Enfin, il distingue la cause du signe qui est l’effet d’une cause (p.144-145).
Il récapitule l’acquis de la section, à savoir que l’idée de connexion nécessaire ne vient pas d’une impression isolée mais du sentiment que produit la conjonction constante d’une pluralité de cas. Il finit par remarquer que la rhétorique ne peut rendre plus clair son raisonnement (p.145-146).


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire