jeudi 11 juillet 2019

Schopenhauer "Métaphysique de l'amour sexuel" Plan analytique

L’édition utilisée est :
Schopenhauer, « Métaphysique de l’amour sexuel », traduction de l’allemand par Auguste Burdeau, revue par Yannis Constandinidès, Éditions Mille et une Nuits, avril 2008.
Ce texte est le chapitre XLIV des Suppléments au livre IV du Monde comme volonté et représentation.
Les Suppléments n’appartenaient pas à l’édition originale de 1818. Ils furent ajoutés lors de la deuxième édition de 1844.

Plan

Introduction.
(« Ce chapitre est le dernier de quatre (…) quelque constant usage qu’on en fasse. » pp. 7-16)
1) Présentation du chapitre XLIV « Métaphysique de l’amour sexuel » comme le dernier de quatre chapitres formant un tout. Les trois autres sont le XLI « De la mort et de ses rapports avec l’indestructibilité de notre être en soi », le XLII « Vie de l’espèce » et le XLIII « Hérédité des qualités ».
(« Ce chapitre est le dernier (…) d’interrompre mon exposé. » pp. 7-8
2) L’importance de l’amour chez les poètes et les romanciers de toutes les cultures dont c’est le thème principal prouve sa réalité malgré l’avis contraire du moraliste français La Rochefoucauld (1613-1680) et de l’écrivain allemand Lichtenberg (1742-1799).
(« On a coutume de voir les poètes occupés surtout de la peinture de l’amour (…) Rien n’est beau que le vrai, le vrai seul est aimable. Boileau. » pp. 8-9.
3) L’expérience prouve que les personnages de roman correspondent bien à des êtres réels.
(« En réalité, l’expérience nous prouve (…) presque toujours dans le cœur. » pp. 9-10)
a) On la trouve dans les rapports de police et les journaux.
(« En réalité, l’expérience nous prouve (…) aux maisons d’aliénés. » pp. 9-10)
b) Le suicide simultané de deux amants pose un problème particulier.
(« Enfin, chaque année (…) pas de plus grand ? » p. 10)
c) L’expérience externe, voire interne lorsqu’on est jeune, prouve la réalité de ses formes ordinaires.
(« – Quant aux degrés inférieurs (…) cœur. » p. 10)
4) Schopenhauer ne peut compter ni sur les philosophes qui ont peu et mal traité de l’amour, ni sur les amoureux qui sont dans l’illusion.
(« On ne peut donc douter (…) aurait à peine obtenu d’eux un regard. » pp. 10-13)
a) Il est dès lors étonnant de voir l’insuffisance des réflexions des philosophes sur ce thème poétique
(« On ne peut donc douter (…) une terre inexplorée. » pp. 10-11)
b) Platon (428-347 av. J.-C.) n’a proposé que des mythes relatifs à la pédérastie. Les considérations de Rousseau (1712-1778), Kant (1724-1804), d’Ernst Platner (1744-1818), et Spinoza (1632-1677) ne sont pas dignes d’intérêt.
(« Celui qui s’est le plus occupé (…) démonstration). » pp. 11-12)
c) Schopenhauer souligne son originalité.
(« On voit que (…) du monde. » p.12)
d) Il souligne le fait que sa conception ne sera pas du goût des amoureux. Il leur fait remarquer qu’ils dédaigneraient l’objet de leur amour s’il était bien plus jeune.
(« Je ne peux guère compter (…) obtenu d’eux un regard. » pp. 12-13)
5) Problème. Quelle est l’importance de l’instinct sexuel, au fond de l’amour, pour qu’il perturbe constamment les autres fins de l’homme alors qu’il est aisé à satisfaire ?
(« Toute passion, en effet, quelque apparence éthérée (…) brouiller la belle ordonnance de la vie humaine ? » pp. 13-14)
6) Solution du problème.
(« Mais l’esprit de vérité découvre peu à peu la réponse (…) quelque constant usage qu’on en fasse. » pp.14-16)
a) Son importance est réelle : alors que l’instinct sexuel sert à fixer l’existence de la future génération, l’amour sert à en fixer l’essence. C’est ce que montrera l’application de cette thèse aux différents degrés de l’amour qui correspondent à une individualisation de plus en plus poussée.
(« Mais l’esprit de vérité découvre peu à peu la réponse (…) degré d’individualisation apportée dans le choix. » pp. 14-15)
b) L’amour détermine la composition de la génération future et donc des suivantes. De là résulte et son importance dans la vie réelle et sa place de choix dans la poésie.
(« Ainsi donc, pris dans son ensemble, tout (…) quelque constant usage qu’on en fasse. » pp. 15-16)

Analyse générale de l’amour.
(« L’instinct sexuel en général (…) conclure serait très malheureux. » pp. 16-23)
1) L’amour a pour fin la procréation d’un être nouveau.
(« L’instinct sexuel en général (…) suivi du meurtre de l’époux. » pp.16-19)
a) L’amour par rapport à l’instinct sexuel est le vouloir vivre d’un être nouveau. Malgré les idéaux proclamés par les amants, seule la possession physique est le but. La preuve en est qu’elle satisfait l’amant alors qu’un amour réciproque sans elle conduit aux violences sur l’autre.
(« L’instinct sexuel en général (…) chose accessoire. » pp. 16-17)
b) Schopenhauer montre la pertinence de sa thèse par rapport à la conception idéaliste de l’amour.
(« J’entends d’ici les cris (…) meurtre de l’époux. » pp. 17-19)
(1) Schopenhauer prévient les vaines protestations des idéalistes. Sa thèse a une plus grande valeur que les idéaux transcendants.
(« J’entends d’ici les cris (…) l’importance du résultat. » pp. 17-18)
(2) La procréation donne sa finalité supérieure à l’illusion amoureuse.
(« C’est, en effet, la génération (…) unies en un seul être. » pp. 18-19)
(3) La procréation ne peut qu’être ratée entre deux êtres qui ne s’aiment pas. Pertinence de la Sémiramis, La fille de l’air (1653) de Calderòn (1600-1681).
(« En revanche (…) meurtre de l’époux. » p. 19)
2) Suite et fin de l’analyse générale de l’amour par rapport à l’instinct sexuel.
(« Ce qui enfin attire si fortement et si exclusivement (…) conclure serait très malheureux. » pp.19-23)
a) L’amour est le point de départ de l’individuation.
(« Ce qui enfin attire (…) la passion réciproque des deux futurs parents. » pp. 19-21)
(1) L’amour trouve sa source dans la volonté de vivre du nouvel individu.
(« Ce qui enfin attire (…) de la grandeur de l’utérus. » p. 19)
(2) Le caractère individuel de l’amour est le même phénomène que l’individualisation, le premier son aspect implicite et le second son aspect explicite.
(« La passion toute spéciale (…) le plus souvent anéanti. » pp. 19-20)
(3) La passion amoureuse est la tendance à se réaliser de l’individualité qui est une sorte d’idée platonicienne.
(« Ce nouvel individu (…) la passion réciproque des deux futurs parents. » pp. 20-21)
b) De l’essence et des degrés de la passion amoureuse.
(« Elle admet des degrés innombrables (…) conclure serait très malheureux. » pp. 21-23)
(1) La passion amoureuse a des degrés qui vont de l’Aphrodite populaire à l’Aphrodite céleste.
(« Elle admet des degrés (…) ce dont il s’agit ici. » p. 21)
(2) Annonce des considérations qui portent à l’amour.
(« Le penchant amoureux (…) font grandir la passion. » p. 21)
(3) L’essence de la grande passion est la convenance entre un homme déterminé et une femme déterminée. Elle est très rare. Comme elle habite chaque homme, il comprend la poésie.
(« Celle-ci arrive au paroxysme (…) dans les œuvres poétiques. » pp. 21-22)
(4) L’enfant harmonieux est le but de la grande passion. Ce qui le montre c’est que deux jeunes gens complices sous tous les rapports peuvent ne pas s’aimer. Le désaccord entre deux autres sur tout peut être voilé par l’amour.
(« La passion amoureuse (…) conclure serait très malheureux. » pp. 22-23)

Analyse particulière.
(« Pénétrons maintenant plus avant (…) atteint d’ordinaire un haut degré. pp. 23-45)
1) Égoïsme et instinct.
(« L’égoïsme est en général un caractère (…) abusé par l’odeur cadavérique de cette plante. » pp.23-31)
a) L’instinct est une illusion qui permet de faire agir l’individu dont l’intellect est fondamentalement égoïste pour une fin qui le transcende comme l’est la conservation de l’espèce.
(« L’égoïsme est en général (…) son acception propre). » pp.23-24)
b) Cet instinct est connu extérieurement chez les animaux et de l’intérieur chez l’homme.
(« Les phénomènes extérieurs de l’instinct (…) la connaître. » p. 24)
c) Contrairement à une idée répandue, il y a un instinct en l’homme.
(« On croit que l’instinct est presque nul (…) chercher qu’une jouissance suprême pour lui-même. » pp. 24-26)
(1) Exposé de la thèse selon laquelle seul le nourrisson a un instinct pour trouver le sein de sa mère.
(« On croit (…) sa mère. » p. 24)
(2) Exposé de la thèse contraire selon laquelle l’amour est un instinct
(« En réalité (…) pur et aussi exact que possible. » pp. 24-25)
(3) Schopenhauer explique par la conservation du type humain le caractère instinctif de l’amour, d’où les considérations qui guident l’amour.
(« En effet, mille accidents (…) les blonds aiment les brunes, etc. » pp. 25-26)
(4) Schopenhauer en tire la conséquence que l’amour entre deux êtres est bien un instinct visant à assurer la reproduction d’individus déterminés.
(« – Ce ravissement (…) pour lui-même. » p. 26)
d) L’amour comme instinct.
(« - En réalité (…) Philèbe, 319) » pp. 26-29)
(1) L’amour, comme tout instinct que montre l’activité de certains insectes comme les ichneumons, fait agir l’individu pour le bien de l’espèce. Il est surtout présent chez les animaux qui ont le moins d’intelligence.
(« – En réalité (…) aux plus dépourvus d’intelligence. » pp. 26-27)
(2) Étant donné son intelligence, l’amour est un des seuls instincts de l’homme qui rend possible une fin inconsciente : la procréation d’individus déterminés. Il produit l’illusion dans l’individu selon laquelle il trouvera son bonheur en telle femme déterminée.
(« Mais il a été aussi donné à l’homme (…) les liaisons illégitimes. » pp. 27-28)
(3) C’est la raison pour laquelle il déçoit une fois satisfait.
(« Si tel est bien le caractère (…) (Philèbe, 319) » pp. 28-29)
e) Cette analyse éclaire les instincts des animaux : ils travaillent pour le bien de l’espèce sous l’emprise d’une illusion.
(« Tout cela, d’autre part (…) le processus physiologique de tout instinct. » pp. 29-30)
f) Un autre exemple d’instinct chez la femme qui en a un de plus que l’homme : l’appétit capricieux des parturientes.
(« Pour plus de clarté (…) bien plus développé chez la femme. » pp.30-31)
g) L’emprise de l’instinct chez l’homme est moins grande à cause de l’importance de son cerveau.
(« La grande prédominance (…) abusé par l’odeur cadavérique de cette plante. » p.31)
2) Confirmation de la compréhension de l’amour comme instinct visant à la procréation d’un enfant singulier.
(« Tout amour sexuel a donc pour fondement (…) d’ordinaire un haut degré. » pp. 31-45)
a) L’inconstance de l’homme qui peut avoir beaucoup d’enfants dans l’année et la fidélité de la femme qui ne peut en avoir qu’un, prouvent que, dans l’amour, il ne s’agit que de procréer.
(« Nous devons commencer par dire (…) celui de l’homme. » pp. 31-32)
b) Pour approfondir les preuves de l’analyse de l’amour, vont être examinées les considérations qui font le choix de l’être aimé, à savoir les considérations absolues que sont la beauté et les qualités psychiques et enfin les considérations relatives qui visent à compenser les anomalies.
(« Mais il faut aller (…) d’ordinaire un haut degré. » pp. 32-45
(1) Les considérations absolues, c’est-à-dire celles qui sont valables pour tout homme au sens du mâle (cf. p. 39) – La beauté.
(« La principale considération (…) l’effet de leur absence. » pp. 33-37)
(a) L’âge comme principale considération réglant l’inclination amoureuse montre l’intention reproductrice.
(« La principale considération (…) ou à la conception. » p. 33)
(b) La santé comme seconde considération montre l’intention reproductrice.
(« La seconde considération (…) à l’enfant. » p. 33)
(c) La structure osseuse comme troisième considération montre l’intention reproductrice.
(« La troisième considération (…) par hérédité. » pp. 33-35)
(d) La plénitude des chairs comme quatrième considération montre l’intention reproductrice.
(« La quatrième considération (…) l’instinct le sait. » p. 35)
(e) La beauté du visage comme cinquième et dernière considération montre l’intention reproductrice.
(« C’est en dernier lieu (…) par hérédité. » pp. 35-36)
(f) Les considérations inconscientes qui inclinent les femmes dans le choix de l’objet de leur amour montrent l’intention reproductrice.
(« Quant aux considérations inconscientes qui dirigent (…) l’effet de leur absence. » pp. 36-37)
(2) Les considérations absolues : les qualités psychiques.
(« La seconde sorte de considérations qui sont le fondement de l’amour concerne les qualités psychiques. (…) thème dont nous nous occupons. » pp. 37-39)
(a) Les femmes sont attirés par les qualités du cœur et du caractère de l’homme (volonté, décision, courage, voire loyauté, bonté du cœur) mais non par les qualités intellectuelles car elles ne s’héritent pas du père.
(« Nous verrons ici la femme généralement (…) c’est l’exaltation d’un être dégénéré. » pp. 37-38)
(b) Les hommes ne sont pas attirés par les qualités de cœur des femmes mais par les qualités intellectuelles – sauf lorsque la beauté prime. Analyse qui ne vaut que pour l’amour passionnelle.
(« Les hommes, au contraire, (…) thème dont nous nous occupons. » pp. 38-39)
(3) Les considérations relatives, c’est-à-dire celles qui sont individuelles, ont pour but de rectifier le type de l’espèce lorsqu’il y a un défaut.
(« Jusqu’ici je n’ai tenu compte que des considérations (…) passion amoureuse atteint d’ordinaire un haut degré. » pp. 39-45)
(a) Les considérations relatives sont plus décisives que les considérations absolues car elles apparient vraiment des individualités.
(« Jusqu’ici (…) les voici en substance. » pp. 39-40)
(b) Première détermination préalable nécessaire pour qu’un amour soit véritablement passionné : la spécialisation sexuelle.
(« En premier lieu (…) une criante discordance. » pp. 40-42)
1. La spécialisation sexuelle implique que chaque individu s’apparie avec un autre.
(« Cette spécialisation (…) tout ce travail doit aboutir. » p. 40)
2. Des différents degrés de masculinité et de féminité en chaque individu.
(« Les physiologistes savent (…) impropres à la reproduction. » pp. 40-41)
3. À un degré de masculinité d’un individu correspond un degré de féminité d’un autre individu que l’instinct leur fait connaître.
(« Pour que cette neutralisation (…) une criante discordance. » pp. 41-42)
(c) Autres considérations relatives.
(« Ici se placent maintenant les dernières considérations relatives (…) un haut degré. » pp. 42-45)
1. La force musculaire.
(« Plus la force musculaire (…) hommes vigoureux. » p. 42)
2. La taille.
(« La taille est aussi (…) sottise. » pp. 42-43)
3. La complexion.
(« La complexion est aussi (…) évidemment d’origine scandinave. » p. 43)
4. Digression sur les races : la race blanche n’est pas originelle.
(« Qu’il me soit permis de dire en passant (…) la nôtre. » pp. 43-44)
5. La complexion suite et fin.
(« Dans l’amour sexuel (…) repoussante. » p. 44)
6. La correction des défauts en général.
(« Enfin, chacun cherche (…) trop court. » p. 44)
7. Le tempérament.
(« Les considérations de tempérament (…) nettement marqué. » pp. 44-45)
8. La perfection et l’imperfection en général.
(« L’homme qui (…) blancheur éclatante. » p. 45)
9. Un cas rare : un homme qui aime une femme vraiment laide.
(« Le cas, très rare (…) un haut degré. » p. 45)

L’amour a pour source métaphysique la Volonté.
(« Le profond sérieux avec lequel l’homme examine (…) et de servir ainsi de base à une harmonie des cœurs. » pp. 45-67)
1) L’examen minutieux des individus de l’autre sexe montre en quoi l’amour passionnel est l’instinct de reproduction.
(« Le profond sérieux (…) peste, ou même jusque dans la solitude du cloître. » pp.45-47)
a) L’inspection de l’autre dans l’amour vise des qualités liées à la reproduction et s’accompagne de l’illusion qu’il y va du bonheur de l’individu.
(« Le profond sérieux (…) et à toutes les parties de leur personne. » pp. 45-46)
b) Cette inspection est une méditation du « génie de l’espèce » qui sacrifie les intérêts des individus.
(« Cette analyse si minutieuse (…) la solitude du cloître. » pp. 46-47)
2) L’intensité de la passion qui peut conduire à la destruction des individus s’explique par le vouloir vivre qui ne peut s’individualiser que par deux individus déterminés.
(« Nous avons vu plus haut (…) d’innombrables occasions d’y revenir. » pp. 47-50)
a) Rappel des considérations sur les degrés de l’amour.
(« Nous avons vu (…) à la démence ou même au suicide. » pp.47-48)
b) Les raisons inconscientes de l’amour se trouvent dans la chose en soi.
(« En dehors des considérations mentionnées (…) jouissance qu’une autre. » pp. 48-49)
c) Preuves : la passion s’éteint après la jouissance ou en cas de stérilité.
(« Et c’est bien à cela que tout (…) occasions d’y revenir. » pp. 48-49)
3) Confirmation chez Paracelse.
(« Théophraste Paracelse (…) (De vita longa, I, 5). » p. 50)
4) La passion amoureuse a une fin transcendante aux fins de l’individu ce qui explique certaines particularités de l’amour que décrivent les poètes et la jouissance esthétique du spectateur.
(« Le désir amoureux (…) etc. » pp. 50-56)
a) La passion amoureuse a pour source et pour fin non l’individu mais l’espèce.
(« Le désir amoureux (…) et d’éternelles douleurs. » pp. 50-51)
b) Schopenhauer en déduit les particularités de l’amour qu’on voit chez les poètes.
(« Mais ici tous ces sentiments (…) etc. » pp. 51-56)
(1) D’abord la soudaineté.
(« Mais ici tous ces sentiments (…) chap. V). » pp. 51-53)
(2) La perte de l’autre et la jalousie.
(« De même, pour un amant passionné (…) le plus grand des sacrifices. » p. 53)
(3) Le héros ne peut se plaindre que par amour.
(« Un héros a honte de faire entendre des plaintes (…) etc. » p. 53)
(4) L’amour triomphe de tous les devoirs, y compris de la conscience.
(« L’honneur (…) les intérêts des individus. » pp. 54-55)
(5) Les classes sociales n’existent pas pour l’amour.
(« Le génie de l’espèce (…) devient courageux. » p. 55)
(6) Le plaisir esthétique est conforme aux exigences supérieures du génie de l’espèce en amour.
(« Aussi c’est avec joie (…) etc. ») » pp. 55-56)
5) L’homme amoureux est comique ou tragique parce que le génie de l’espèce parle en lui.
(« La passion d’un homme bien épris produit (…) tournure assez comique. » pp. 57-58)
6) L’homme est la proie d’une illusion de bonheur telle qu’en cas d’insatisfaction il peut aller jusqu’au suicide comme le montre l’expérience.
(« Cette mission de la volonté (…) la vérité de ce tableau. » pp. 58-59)
7) La passion amoureuse satisfaite peut être tout aussi malheureuse.
(« La passion amoureuse contrariée n’est pas seule (…) combien je souffre. » pp. 59-62)
a) De la contradiction entre l’amour et les autres aspirations de l’homme.
(« La passion amoureuse (…) faire un tel choix. » p. 59)
b) L’amour peut être aveugle ou clairvoyant.
(« Aussi les anciens (…) digne sujet de poésie. » pp. 59-60)
c) L’amour est compatible avec la haine.
(« Enfin, l’amour sexuel est même compatible (…) combien je souffre. » pp. 60-62)
8) Le génie de l’espèce s’oppose aux génies des individus. Les Anciens l’ont compris dans leur représentation de Cupidon ou Éros, un démon tyrannique, frappant en aveugle.
(« En fait, le génie de l’espèce est partout en guerre (…) désillusion, suite elle-même de la jouissance. » pp. 62-63)
9) La passion disparue, l’amoureux retombe dans les étroites limitations de l’individualité qui appartiennent à tous les vivants.
(« Comme la passion reposait sur une illusion (…) une fois que les œufs sont pondus. » pp. 63-64)
10) La métaphysique de l’amour désillusionne mais l’amour triomphe toujours de la raison.
(« Remarquons-le en passant (…) regere non potes. » » p. 64)
11) Mariages d’amour et mariages de convenance.
(« Les mariages d’amour sont conclus (…) et de servir ainsi de base à une harmonie des cœurs. » pp. 64-67)
a) Les mariages d’amour sont souvent malheureux.
(« Les mariages d’amour (…) dit le proverbe espagnol. » pp. 64-65)
b) Les mariages de convenances satisfont mieux les intérêts de l’individu même s’ils sont désapprouvés.
(« C’est l’inverse pour les mariages de convenance (…) de l’égoïsme individuel. » pp. 65-66)
c) La conséquence est qu’un mariage heureux doit allier amour et convenance, ce qui est rare.
(« De tout cela il résulte (…) dans la présente. » p. 66)
d) L’amitié a une valeur plus grande pour l’individu.
(« Ajoutons cependant (…) une harmonie des cœurs. » pp. 66-67)

Du rapport entre la métaphysique de l’amour et la métaphysique en général.
(« Toute cette métaphysique de l’amour (…) déjà sur le chapitre suivant. » pp. 67-71)
1) Rappel du résultat principal : l’amour a pour fin la génération future et annonce de deux vérités générales ainsi confirmées.
(« Nous l’avons reconnu (…) les chapitres précédents : » p. 67)
2) Première vérité : l’être en soi de l’homme est indestructible.
(« I. – L’indestructibilité de l’être en soi (…) différente de lui-même. » pp. 67-68)
3) Deuxième vérité : l’être en soi de l’homme appartient plus à l’espèce qu’à l’individu qui peut au mieux s’en affranchir (c’est le nirvana du bouddhisme).
(« II. – L’être en soi de l’homme réside (…) parce qu’elle est humaine. » pp. 68-70)
4) Dernières considérations sur l’existence humaine et la Volonté qui l’anime.
(« Si maintenant (…) le chapitre suivant. » pp. 70-71)

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